Aspartame et sensibilité aux crises d’épilepsie : résultats d’une étude clinique sur des sujets réputés sensibles

James Rowan, *Bennett A. Shaywitz, Linda Tuchman, Jacqueline A. French, Daniel Luciano, et *Colleen M. Sullivan

Résumé : l’édulcorant de haute intensité aspartame a été associé de façon anecdotique au déclenchement de crises d’épilepsie. Cette hypothèse a été étudiée à travers une étude croisée à répartition aléatoire, à double insu, avec placebo. Après une recherche approfondie, 18 individus (16 adultes et 2 enfants) ayant eu des crises qui auraient eu un lien avec la consommation d’aspartame ont été admis dans des unités de contrôle épileptique pédiatriques ou pour adultes où leur EEG a été contrôlé en continu pendant 5 jours. De l’aspartame (50 mg/kg) ou un placebo présenté sous la même forme leur a été administré en doses fractionnées à 08h00, 10h00 et 12h00 le deuxième et le quatrième jour de l’étude. Tous les repas ont été composés à l’identique pendant les jours de traitement. Aucune crise clinique ou autre effet indésirable n’a été observé après l’ingestion de l’aspartame. Le taux moyen de phénylalanine (Phe) dans le plasma a augmenté de façon importante après l’ingestion de l’aspartame (83,6 uM) comparé au placebo (52,3 uM). Les résultats suggèrent que l’aspartame, avec un dosage précis de ~50 mg/kg, n’est pas plus susceptible que le placebo de provoquer des crises chez des individus ayant indiqué que leurs crises avaient été provoquées par la consommation d’aspartame.

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